Arnaud Bruckler, créateur de Prade Abeilles

Un essaim sur une branche basse

Il y a quelques étés, un essaim s’est posé sur une branche basse, dans un jardin où je passais quelques jours. Tout le monde a reculé, moi le premier. Un apiculteur du coin est venu, il a secoué la branche au-dessus d’une caisse, il a refermé, et c’était fini en vingt minutes. Il m’a expliqué en repartant qu’un essaim qui vient de partir de sa ruche est gorgé de miel et n’a rien à défendre, donc à peu près rien à piquer. Je venais de passer une heure à avoir peur de l’animal le plus inoffensif du jardin.

Je m’appelle Arnaud Bruckler et je vis en déplacement à peu près toute l’année. Prade Abeilles est né de cette scène. Nous avons tous un avis sur les abeilles, presque personne ne sait ce qu’elles font réellement : ce que fait une ouvrière selon son âge, à quoi sert exactement une colonie dans un paysage agricole, pourquoi certaines espèces reculent pendant que d’autres se portent bien. On trouve sur ce site ce que personne ne m’a expliqué devant cette branche, sur la vie d’une abeille, sur le rôle des abeilles dans les milieux qu’elles occupent, et sur la pollinisation des plantes, qui reste le service le plus mal compris de tous.

Derrière la côte de Nha Trang

Arnaud Bruckler sur un balcon dominant la baie et la plage de Nha Trang, au Vietnam
Sur un balcon au-dessus de la baie et de la plage de Nha Trang, au Vietnam

De ce balcon, on voit la mer, la plage et les scooters. On ne voit rien de ce qui se joue derrière, dans les terres, et c’est là que le Vietnam produit son miel. Jusqu’au début des années 2020, le pays était le deuxième exportateur de miel d’Asie et le sixième au monde : en 2018, il produisait plus de 55 000 tonnes par an, dont environ 90 pour cent partaient à l’export. Depuis les droits antidumping imposés par les États-Unis en juin 2022 sur le miel brut vietnamien, ses exportations sont tombées à moins de 9 000 tonnes en 2023.

Le cœur de cette filière se trouve dans les hauts plateaux du Centre, juste en arrière de cette côte. En 2010 déjà, la province de Dak Lak annonçait le plus grand nombre de ruches du pays, de l’ordre de 200 000, et prévoyait près de 10 000 tonnes de miel dont 9 000 pour l’export. C’est une apiculture de grande échelle, très éloignée des dix ruches d’un jardin français, et elle explique pourquoi les questions de transport des colonies et de résidus de pesticides ne se posent pas de la même manière d’un pays à l’autre.

Je ne suis ni apiculteur ni biologiste. Ce que je sais faire, c’est aller chercher d’où sortent des chiffres comme ceux-là. Mon métier, depuis 2012, c’est le référencement en indépendant, du côté de la popularité des sites, ce qu’on appelle le netlinking. Il m’amène à construire un PBN qui tient dans le temps, donc à monter des sites qui ont un sujet réel, des sources vérifiables et assez de matière pour durer plusieurs années. À force d’en faire pour des clients, j’ai fini par en monter pour mon compte, sur des questions que je n’aurais pas creusées autrement. Les abeilles en font partie.

Les autres pages sont bâties pareil : des chiffres datés, une source nommée chaque fois que je l’ai, et pas d’inquiétude générale plaquée à la place d’un mécanisme précis. On y lit pourquoi le déclin des abeilles ne se joue pas partout pour les mêmes raisons, et ce que valent les solutions pour préserver les abeilles que l’on voit passer chaque printemps.

Où me lire ailleurs

D’autres pages portent ma signature. Altermonde Sans Frontières rassemble les déplacements et ce qu’ils apprennent. Conservation Nature, où j’interviens régulièrement, va beaucoup plus loin que moi sur les espèces et leurs habitats. Quant au métier, il est décrit sur mon site professionnel.